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Cadou-Rocher & Douillard

Dernière mise à jour : 21 févr. 2023


Maurice Cadou-Rocher Peintre sculpteur (1940/2014)


Figure nantaise du XXème siècle, influencé par les grandes figures du cubisme et le surréalisme, MCR s'impose avec des formes étranges et insolites. Il s'ouvre dès le début de sa carrière sur un monde fantastique qui s'appuie sur l'omniprésence des visages, que ce soit en dessin, peinture ou sculptures.


Son parcours est particulièrement marqué par son entrée en 1969 dans le groupe « Archipel », groupe nantais de peinture créative, composé de 9 peintres, avec lesquels il exposera longtemps.


Il n'aura de cesse de fouiller la matière, en multipliant les expériences graphiques et chromatiques, à la recherche d'une authenticité qui se donne à voir, nette, précise et résolument poétique. Il travaillait une technique très personnelle notamment à la cire, à la colle et à l'eau. Mélange des matières, transparence des couleurs, collages improbables et formes délibérément tranchées battent la mesure de son inspiration sans limite.


Ses 55 ans de carrière riche et intense mettent en valeur l'imaginaire débridé d'un artiste au service de l'émotionnel pur et intriguant. Qualifié en 1960 par la presse de « jeune espoir de la peinture nantaise », le jeune homme de l'époque aura su imprimer notre territoire de ses monstres familiers si naturellement humains.


Alain Douillard – Sculpteur (1929-2017)


Alain Douillard fait ses premières armes de sculpteur sous fond de seconde guerre mondiale, réfugié, comme beaucoup d'enfants alors, hors de Nantes, à Saint-Fiacre.

Ce « forgeron du fer » -comme le gratifiera élégamment l'exposition New-Yorkaise qui marquera sa consécration internationale en 2010- commence sa carrière, après avoir écumé les bancs des Beaux-Arts nantais et parisiens, en créant ou restaurant des statues, sculptures et chemins de croix pour les églises locales. Il restaurera aussi les sculptures ornementales du théâtre Graslin ou encore de l'école de commerce, aujourd'hui musée d'histoire naturelle de Nantes.

Mais c'est véritablement dans les années 70 que son propos artistique s'impose. Il se dirige alors vers l'abstraction, en questionnant sans cesse la notion d'espace, à travers des œuvres en cuivre, en acier, puis en inox… L'inox aura sa préférence, pour sa plus grande difficulté à être façonnée. Comme s'il induisait tacitement qu'une œuvre d'art ne s'offre pas facilement à l'artiste, qu'elle impose une résistance à la hauteur de l'inspiration nourrie du sculpteur.

Tout au long de son parcours, Alain Douillard portera un regard attentif sur le monde qui l'entoure, créant des objets d'art abstrait propice à la contemplation, mais aussi des objets de la vie quotidienne questionnant subtilement notre rapport à l'usuel. Dans les années 90, il quitte progressivement l'abstrait pour se rapprocher des formes végétales et du vivant sous toutes ses formes.

L'artiste s'invite à pas légers dans toutes les strates et décors de notre monde, investissant l'espace sous différents angles. Un esthète rare en somme, ancré dans l'esthétique de la seconde moitié du XXème siècle.

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