Marianne Abougit & Lucy Pulvertaft

Dernière mise à jour : 30 août


MARIANNE ABOUGIT De mon enfance dans une famille d’artistes, je garde le naturel de la présence de l’art au quotidien. Dessiner était alors une activité spontanée... Jeune adulte, c’est devenu un choix, une nécessité. J’entame alors mon parcours d’apprentissage en passant par « l’académie des peintres de l’abbaye » à Poissy (Yvelines), « l’école trait pour trait» de Villennes-sur-Seine pour la formation à la peinture classique, et le « centre d’arts Abel Lauvray » de Mantes-la-Jolie où j’ai été initiée à l’abstraction. La peinture est peu à peu devenue une passion, un espace serein où j’évolue en confiance. Face à l’inquiétude et l’intranquillité que m’inspirait le monde qui m’entourait, j’y ai construit mon refuge. J’aime jouer avec de nombreux styles, utiliser différentes techniques. Mais c’est dans la peinture abstraite que je m’abandonne le plus, vaste espace de liberté et source d’inspiration sans fin. Je suis influencée par Braque, Picasso, Matisse, de Staël, Rothko et bien d’autres. Travailler les formes vers l’épure, casser les perspectives traditionnelles, introduire des plages de couleur, faire vibrer mes œuvres entre elles... Ma démarche artistique résonne au son de ma quête de simplicité. Marianne Abougit

LUCY PULVERTAFT Et si tout était question de légèreté et de sensibilité ? Même si son travail est imprégné de sa culture britannique, Lucy nous raconte qu’à 20 ans elle découvre les terrasses de café à Toulouse et une nouvelle manière d’observer la vie. Les tables tournées vers la rue changent sa vision du monde. Plus tard, à Paris elle s’initie au modelage et le volume prend une importance insoupçonnée dans sa vie. L’argile prend le pas sur le dessin, elle se trouve artistiquement. S’en suit un passage d’expérimentation de matériaux différents qui l’amène petit à petit vers le bronze. Néanmoins, l’argile reste la matière qu’elle préfère pour créer avant l’étape de la fonderie. En découvrant ses sculptures, on est happé par l’instantanéité du geste et l’évidence de la posture... Une simplicité, une familiarité, un mouvement naturel se retrouve dans ses œuvres. Elle nous explique ne jamais dessiner ses projets, elle préfère se concentrer sur une émotion, et la perception de notre corps. Une fois identifiée, c’est là qu’elle le traduit directement en argile. Parfois elle modifie des proportions pour souligner un poids, un mouvement ou un ressenti. Est-ce cette façon d’aborder son travail qui nous aide à appréhender et ressentir précisément la même émotion ? Souvent elle nous regarde – regarder ! Et lorsque la réaction correspond, ça la rassure. Finalement, elle exprime des émotions universelles. Ce n’est pas la question de faire rire, mais de ressentir une émotion délicate, simple et qui nous fait sourire par la familiarité de l’expression des corps et des visages. Nous sommes emportés dans le souvenir de notre propre vécu. Basée à Auray depuis 2001, elle se consacre aujourd’hui totalement à la sculpture. Lucy Pulvertaft

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